Soyez Heureux En Arrêtant L’Anesthésie Mentale

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Soyez Heureux En Arrêtant L’Anesthésie Mentale

Soyez heureux en arrêtant l’anesthésie mentale

On entend régulièrement des avertissements concernant l’automédication de la population. En effet, notre société tolère de moins en moins l’inconfort et c’est malheureusement souvent vers le médical que nous nous tournons. Un petit refroidissement, un cachet. Un mal de tête, un cachet. Une période de stress au travail, encore un autre cachet. Cet article aborde le sujet de la dissimulation des symptômes physiques mais surtout mentaux, des conséquences néfastes que cela peut avoir pour votre santé et de comment y remédier.

Les risques de la dissimulation des symptômes

Le principal danger de ne pas supporter l’inconfort physique ou mental est de tenter de l’éliminer est qu’on ne traite pas le mal mais bien le symptôme. Cependant, dès que la douleur disparaît, nous pensons être guéris et agissons de sorte. C’est ainsi que les risques d’empirer le mal se présentent. En effet, une personne souffrant par exemple de douleurs à la cheville après une blessure risque d’empirer cette dernière en prenant des antidouleurs qui lui empêcheront de ressentir les mouvements qu’elle peut faire et ceux qu’elle devrait encore éviter.

Même histoire pour la « douleur psychique ». Une personne qui cherchera à éviter sa peur, son stress, son anxiété dès qu’elle se présente se privera des informations que ces réactions normales lui fournissent. Les émotions sont en effet d’excellentes sources d’informations concernant le monde qui nous entoure. En cherchant à s’en détacher pour éviter un petit moment d’inconfort, par la distraction par exemple, nous nous coupons d’informations cruciales pouvant nous aider à guider nos choix dans notre meilleur intérêt. Résultat: dès que notre corps ou notre esprit nous envoie des signaux d’alertes, nous ne savons plus comment les interpréter et nous n’y réagissons plus correctement. Alors, comment faire pour nous réconcilier avec nos informateurs ?

La pleine conscience comme antidote à l’anesthésie mentale

La méditation de pleine conscience est un excellent moyen pour vous apprendre à détecter les différentes sensations présentes dans votre corps ainsi que les pensées et émotions arrivant à votre esprit. Le but de cette pratique consiste non seulement à devenir conscient de ces signaux mais également à les accueillir et les accepter comme des réactions normales du corps humain qu’il n’est pas nécessaire de juger.

Pour vous y entraîner, rien de bien sorcier. De nombreuses vidéos ou applications de pleine conscience vous guideront dans votre pratique. Vous pouvez aussi simplement commencer en effectuant 5 minutes de respiration ventrale en pleine conscience. Inspirez par le nez et expirez par la bouche en vous concentrant sur les mouvements de votre ventre qui se gonfle et se dégonfle comme un ballon. A chaque fois que des pensées arrivent à votre esprit, prenez en note sans les juger et retournez votre attention sur les mouvements de votre ventre. Une fois que vous êtes familier avec cet exercice, vous pouvez focaliser votre attention sur ce qui vous entoure, en essayant de noter tous les sons que vous entendez. Vous pouvez également vous concentrer sur vos sensations corporelles. Le but de la pleine conscience est d’entraîner votre concentration à rester focalisée sur un stimulus donné tout en pouvant accueillir des éléments « perturbateurs » comme des sensations corporelles désagréables, des pensées, émotions, etc.

Un autre excellent moyen de se connecter intensément à ses vécus corporels et psychiques est d’utiliser l’hypnose (ou l’auto-hypnose). Pour cela, consultez un spécialiste (vous pouvez prendre rendez-vous directement ici) afin que vous soyez guidé dans votre expérience et que vous puissiez apprendre convenablement comment reproduire cela une fois rentré chez vous.

Conclusion

En vous entraînant à détecter et accepter vos sensations corporelles ainsi que vos événements mentaux sans les juger, vous apprendrez à les vivre avec et comprendrez qu’ils ne représentent pas des menaces mais qu’ils vous apportent en réalité des informations précieuses. Vous remarquerez qu’une douleur physique vous indique peut-être de prendre soin de vous, qu’une plus grande fatigue ou qu’un stress accru vous conseillera de prendre quelques jours de repos loin du travail ou encore qu’une forte impatience ou excitation peut traduire une grande envie de vous lancer dans un nouveau projet. Apprenez donc à collaborer avec votre corps et votre esprit plutôt que d’essayer de le faire taire en vous coupant de ces signaux d’alarmes.

Julien Borloz

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